Pratiquer le jeûne pour mieux supporter la chimio

Pratiquer le jeûne pour mieux supporter la chimio

Une bonne hygiène de vie est primordiale : prolonger les promenades quotidiennes, délaisser les ascenseurs et les escalators…ont un impact très positif sur votre santé et vous aideront à lutter contre le cancer (voir article sport et cancer). Mais l’alimentation est aussi une excellente alliée dans votre bataille pour la santé. Et si on décidait d’y ajouter le jeûne ?

Les règles de base pour une meilleure santé sont les suivantes :

  • Manger essentiellement des légumes, légumes secs, fruits et céréales complètes (non sucrées)
  • Eviter tous les aliments transformés, riches en graisse et sucre (fast food, plats préparés …)
  • Boire peu ou pas de boissons sucrées
  • Eviter les viandes rouges et la charcuterie
  • Eviter de boire de l’alcool
  • Conserver son poids idéal

Le jeûne thérapeutique, quésaco ?

Les jeûnes ont toujours existé, que ce soit par obligation (manque de nourriture) ou par choix (jeûnes réguliers dans toutes les religions).

Dans nos pays occidentaux, la nourriture abondante et les repas réguliers nous ont éloigné de cette pratique. A tort peut-être …

Le jeûne thérapeutique consiste à s’abstenir de tout aliment (solide ou liquide) à l’exception de l’eau, pendant une période plus ou moins longue, afin d’améliorer sa santé : soit pour diminuer les symptômes de maladies, soit pour les prévenir.

Il n’existe malheureusement pas de centre médicalisé en France proposant le jeûne à visée thérapeutique. En revanche, cette pratique est proposée dans d’autres pays tels que l’Allemagne, la Russie, les Etats-Unis … Les jeûnes thérapeutiques sont alors effectués sous surveillance médicale. Ces structures réalisent des recherches notamment sur la diminution des effets secondaires de la chimiothérapie mais cette pratique n’est pas validée par la médecine en France, les études sur le sujet n’étant pas assez nombreuses et rigoureuses.

Quels sont les risques du jeûne ?

Ceux-ci sont assez faibles si ce jeûne est pratiqué dans un établissement médical spécialisé. En revanche il peut être dangereux s’il est pratiqué en dehors de ces structures et peut provoquer des céphalées, des anémies par carence en fer, des inflammations et fibroses au niveau hépatique et une dégradation du capital osseux…

Or, un des combats dans le traitement contre le cancer consiste aussi à ne pas perdre de poids pour conserver ses forces vitales indispensables.  Le jeûne, s’il n’est pas encadré par un professionnel de santé, pourrait donc réduire vos chances de guérison. Si le principe du jeûne vous intéresse, prenez contact avec une structure spécialisée et parlez-en à votre médecin.

Comment se déroule le jeûne ?

Le type de jeûne le plus courant est le jeûne intermittent (fasting) :  il s’agit de jeûner, une fois par semaine, pendant 16 heures et de ne s’alimenter que durant les 8 heures restantes. Par exemple, dîner avant 20h00, et ne plus s’alimenter jusqu’au déjeuner (donc ne pas prendre de petit déjeuner). Seule l’eau est permise pendant la période de jeûne.

Ce jeûne permettrait de mettre au repos le foie et le système digestif, qui pourraient alors se consacrer à combattre les maladies.

Il existe également des jeûnes de plusieurs jours mais compte tenu des risques encourus pour une personne sous traitement contre le cancer, cette pratique ne sera sans doute pas conseillée par votre équipe médicale.

Quels sont les bénéfices du jeûne ?

Notre système digestif peut-être hyper sollicité par notre alimentation trop riche et pas forcément très